Brainbombs

Brainbombs, ce n’est rien de moins que du punk-rock crasseux à la Stooges.

Simplement, niveau crasse, je crois que la quintette suédoise surpasse largement Iggy et sa bande. Pas sûr? Je t’invite à jeter un coup d’oeil dans cette discographie conséquente pour constater la chose. Mon préféré, c’est « Ass Fucking Murder », il sonne de la mort. Autant dire qu’avec des titres comme ça, le thème des paroles ne varie pas d’un iota pour chaque morceau: dépravation, violence, meurtres, sexe et tout le bazar. De la vrai poésie. Et l’instrumentation pour soutenir ces mots n’est pas en reste. On dirait que ces mecs cherchent à coller au plus près de leurs paroles, avec un seul but, un seul objectif en tête: l’aliénation. De la même manière que ces terroristes sonores de Whitehouse, Brainbombs veut te soumettre, te dominer, t’écraser, avilissant et mortifiant. Un riff, un seul riff par morceau, répété jusqu’à la transe, jusqu’à ce qu’il s’installe et s’incruste profondément dans ta cervelle. Un sax vient parfois se joindre au bordel, comme si l’ambiance n’était pas assez asphyxiante, se rajoutant à cette atmosphère dégeulasse et rampante. Et c’est comme ça toute la longueur de chaque album. Comme ça pour chaque titre. Te tape sur le crâne avec un marteau et t’en redemandes, t’en veut encore. Une pelleté de LP, EP, compilations, singles, 10″, impossible de ne pas trouver ton bonheur. Impossible de ne pas trouver le morceau qui te fera tourner la tête, celui sur lequel tu reviendras une dizaine de fois de suite, sans discontinUer, sans sourciller, relançant ce tube à chaque fois qu’il touche à sa fin, pour qu’il t’arrache enfin la tête une bonne fois pour toute. Jack the Ripper Lover. C’est le mien. Paumé sur un pauvre single sorti en 1989! Un faux départ couillon free-jazz, te laissant dans l’attente, le temps de t’endormir, puis la machine se met enfin en marche. Cette satanée slide arrive et lance un riff. Tu le sais maintenant, un riff, un seul, qui tourne, qui tourne, qui te grille le cerveau, pendant que l’autre pervers laisse doucement glisser ses insanités par-dessus ce bordel qui t’est envoyé directement dans l’estomac. On en sort lessivé et abruti, mais ça n’empêche pas de réappuyer sur play dès que ce foutu tube s’arrête. En hiatus depuis 10 ans, ce gang de psychopathes vient tout juste de balancer un nouveau LP finement appelé « Fucking Mess », et dont ils sont venus en présenter la teneur il y a quelques mois lors de l’excellent festival Sonic Protest. Qui a dit que le punk n’était plus dangereux?

Brainbombs

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~ par Pacush Blues sur 15 mai 2009.

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