Envy + Mutiny On The Bounty @ Glaz’Art, Paris (25/04/09)

Je débarque en plein milieu du set de Moutiny On The Bounty, le temps de dire bonjour aux connaissances, de faire mes courses aux merchs et distros présentes, de payer une pinte à un prix indécent, et ce ne seront que trois courts morceaux du quatuor luxembourgeois qui atteindront mes oreilles. Math-rock chanté de bonne facture, ça groove sec, même si déja entendu un bon paquet de fois, mais manquant de rentre-dedans, de parties qui poutrent et te mettent à terre. Le tout reste tout de même fort appréciable.

mutiny on the bounty - glazart paris par melchior-ferradou

Changement de plateau, les cinq japonais s’installent doucement. La masse de personnes présentes devant la scène s’accumule, de plus en plus compacte, compressée. On se marche sur les pieds. Un mec bourrée m’aborde: « ce soir ça va être rock’n’roll », pendant que deux groupies se mettent en transe, un des guitaristes venant d’enfiler son instrument. L’atmosphère est tendue, le public s’impatiente, comme si il s’attendait à un concert en tout point exceptionnel. Je connais peu Envy, quelques morceaux glanés par ci par là, mais une réputation live attirante qui justifiait ma présence au Glaz’Art, ce soir. Ca commence, quelques notes lancées en l’air, lancinantes, crescendo puis explosion. Les cinq premiers rangs se mettent peu à peu à bouger, de plus en plus fort, comme un seul homme. En ballotage incessant, étouffant, impossible de se concentrer sur la musique de la quintette. Un vigile s’interpose pour éviter au premier rang, composé de photographes, de se faire décapiter et l’étrange et désagréable impression de ne pas être à ma place augmente, comme si je ne pouvais rentrer dans l’atmosphère de ce concert, comme si j’y étais extérieur, comme si je le regardais à travers une glace. Chaque phase mélodique plus intimiste amène cris et hurlements du public (surtout le mec bien alcoolisé sus-cité, qui s’en donne à cœur joie niveau sonore), avide de bruit, de fureur et d’intensité électrique.

envy  - glazart paris par melchior-ferradou

Et pourtant, on ne peut nier que la quintette nippone donne tout ce qu’elle a sur cette scène. De tout son cœur, sur la brêche, à fleur de peau, Envy embrase l’atmosphère, intensément, avec une puissance de feu, même si le tout pêche par une alternance un peu trop systématique entre moments planants et rudes. Mais non, impossible de rentrer dans le set des nippons, celui-ci passe à une vitesse impressionnante. Un rappel, « Go Mad and Mark », une autre que je ne connais pas, et c’est finit. Trop vite, beaucoup trop vite.

Envy
Mutiny On The Bounty

merci à melchior pour les photos.

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~ par Pacush Blues sur 3 mai 2009.

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