Young Widows + Parween + SchoolBusDriver @ le Klub, Paris 1er (17/02/09)

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Il est 21h45, SchoolBusDriver s’installe à peine, et le concert a déja 45 minutes de retard par rapport à l’horaire annoncé par le flyer. Oublié dès que le combo parisien entame son set. Si SBD ne m’avait pas beaucoup emballé après une furtive écoute de leurs morceaux sur myspace, un son tout riquiqui ne les aidant pas vraiment, la différence live est totale. Cette guitare passée inaperçu se révèle bien plus agressive, saillante et sautillante que sur enregistrement, enchainant les arpèges malsains et tendus, quand elle ne t’explose pas à la gueule ses riffs nerveux. Derrière lui, le groupe fait monter la sauce, le couple basse/batterie amène la puissance et la dynamique nécessaire pour parfaire l’intensité de chaque morceau. Le tout est surplombé par le chant, qui blablate, débonnaire, joyeux, pour mieux te surprendre quand il commence à s’exciter dans le micro. C’est intense, c’est joué à burnes, c’est fun, c’est noisy, pas le temps de respirer, le groupe a déja fini. Une demi-heure de bonheur Leur prochaine sortie numérique est pour très bientôt, en espérant qu’elle soit du niveau du set de ce soir.

Au tour de Parween de convaincre l’assistance du tout petit Klub, qui commence à devenir de plus en plus importante. Parween, c’est du post-hardcore chaotique (ouais, ça ne veut plus dire grand chose maintenant, mais bon…). Chant hurlé, en français, au rendez-vous, gros riffs métal qui poutrent, violence de tout les instants, c’est massif. Le groupe se donne à fond sur la minuscule scène du Klub, en témoigne les prises de kung fu de l’homme au micro, mais pourtant, même malgré cela, le chant passe mal, en tout cas pour moi. Le passage clair/hurlé est assez mal foutu, et même hurlé, celui-ci a du mal à sortir du mix. C’est vrai que le son est fort, très fort, même un peu trop, j’avais qu’à pas faire le kakou en laissant mes boules quiès dans ma poche. Derrière, le groupe assure, dans un style tout de même un peu rabâché ces derniers temps, mais cela reste efficace et percutant. Pas décoiffant, mais sympa.

Il est 23h30, je prie pour que les trois gonzes de Louisville s’installent au plus vite afin d’assister à l’entiereté de leur set. C’est raté. Les Young Widows mettent trois plombes à s’installer, et vas-y que je branche chacune de mes pédales une à une dans mon rack qui en contient une centaine, et vas-y que j’installe ma propre moquette pour mettre tout mon drum kit, élément par élément par-dessus, et vas-y que j’installe des loupiottes qui servent à rien sur mon pied de micro… Insoutenable. Les lumières s’éteignent enfin, le riff de basse de « Took a Turn » est envoyé, et j’arrête tout de suite de me plaindre. Trois breaks de batteries plus tard, les lumières se rallument, où plutôt te pétent à la gueule, en même temps que le premier riff foudroyant qu’Evan Patterson sort de sa guitare. C’est tout le dernier album des américains qui y passera, et dans l’ordre s’il vous plaît. Et heureusement, ce « Old Wounds » est un des meilleurs albums de l’année qui vient de s’écouler, autant dire que ce soir, c’est tube sur tube. « Old Skin », « 21st Century Invention »,  » The Heat Is Here », les grands moments de l’album défilent, c’est la guerre, ça pète dans touts les coins, la noise-rock balancé par le trio calme et captive direct, d’une intensité constante. Seul le bassiste et sa tignasse noire assurent l’interêt visuel du show, par un headbanging d’une amplitude assez poussée, les deux autres se contentant de jouer leur parties, froidement, sans chichis, la palme revenant au batteur, qui n’a pas bougé d’un iota pendant tout le set. Par contre, il sait se faire entendre, lâche de gros coups de boeufs sur son kit, et plus particulièrement sur ses deux gros toms basses. Le set est carré, efficace, à l’américaine, presque froid, les morceaux sonnent note pour note comme sur l’album, ça tombe bien, cette attitude convient parfaitement à la musique de Young Widows: violente, tendue, mais nette, droite et donc froide. Petite couille technique entre entre « Delay Your Pressure » et « Let Him Be », ça casse un peu le rythme, dommage. Un larsen immonde nique « Let Him Be » et « Feelers », réflexion faite, il se trouve sur l’album, mais passe presque inaperçu. Pas grave, le dernier morceau arrive, c’est « Swamped and Agitated », et il sera tout simplement énorme. Le trio l’étirera, l’épuisera jusqu’à la moelle, l’amènera à une tension presque insoutenable pour tout faire péter ensuite avec ce riff qui me fait à chaque fois chavirer. Magique. Pas le temps d’assister au rappel, horaires SNCF oblige, c’était quand même bien bon.

Young Widows

Parween

SchoolBusDriver

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~ par Pacush Blues sur 24 février 2009.

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