recs of the flesh: « Illusory Fields Of Unconsciousness »

cover_artPremier véritable album des Italiens de recs of the flesh, après quelques démos, Illusory Fields Of Unconsciousness démarre en pleine urgence: riff noise-rock qui annonce la couleur, synthétiseur strident, batterie qui martèle. La voix, noyée sous ce déluge, est nappée d’une couche de delay, lui donnant une tonalité trouble. Je regrette juste le cri un peu trop metal à mon goût à la fin du morceau, qui dénature un peu l’ambiance, mais si l’on excepte ce moment, ce Social Failure introductif est d’une jolie efficacité. Après cette ouverture de qualité, Burnover m’inquiète un peu: un morceau reposant sur la même recette que Social Failure, un peu trop répétitif, et avec des accents trop lyriques de la part du chanteur pour mon goût. Heureusement, Intensive Care Unit a tôt fait de me rassurer: six minutes de tension lentement accumulée, puis relâchée, un riff pesant, un développement impeccable.

Par la suite, l’album continue sur le même schéma, passant de morceaux expéditifs et furieux (Not Easily Impressed; Getting It On, …) et d’autres plus posés, plus insidieux, plus sournois – et globalement plus réussis – (comme Urban Tension Development Swing, ou l’excellent Revelations From The Self; menaçant, où la voix de Massimo Usai s’intègre parfaitement à l’ensemble instrumental, là où il aurait été facile de tomber dans l’excès), et évite de fait la lassitude qui aurait pu survenir en privilégiant l’un ou l’autre. La qualité des morceaux est variable,  mais le groupe sait se faire très bon à plusieurs reprises (Solutions To Non Existing Problems, Intensive Care Unit, Revelations From The Self, Social Failure, …).

Ce n’est pas follement original, on pense notamment fortement à Girls Against Boys, période « You Can’t Fight What You Can’t See », pour ces mélodies de guitares saturées, ou pour ces synthés hypnotiques, ou à Sonic Youth, pour certains riffs hautement concentrés en larsens (l’introduction de Friends?), et ce n’est clairement pas irréprochable (les riffs sont parfois un peu trop classiques, le chant un peu trop lyrique par moments, les ambiances quelquefois un peu trop exagérées – sur la fin de Friends? nottament, franchement pas terrible, ou sur le final Never Forget), mais le groupe se débrouille pour insuffler suffisamment de bons éléments dans chaque composition (que ce soit des arpèges de guitare au dosage parfait, des sons de synthé stridents, etc) pour qu’aucune d’entre elle ne soit réellement mauvaise et que l’album soit au final un bon moment de musique. Ce n’est pas un chef-d’œuvre, mais c’est un début sympathique et prometteur pour la suite.

recs of the flesh – Illusory Fields Of Unconsciousness (2008, Raised Real Records)

  1. Social Failure
  2. Burnover
  3. Intensive Care Unit
  4. Getting It On
  5. Urban Tension Development Swing
  6. Revelations From The Self
  7. Friends?
  8. Not Easily Impressed
  9. Behave (On The Path Of The Psycho)
  10. Solutions To Non Existing Problems
  11. Never Forget

Myspace: recs of the flesh

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~ par SyrFox sur 23 novembre 2008.

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