Genghis Tron + Behold… The Arctopus + Vengeance @ La Péniche Alternat, Paris, 08/11/08

Genghis Tron + Behold The Arctopus + Vengeance

Ce soir, je m’étais obligé d’arriver à l’heure. Au moins pour me mettre au premier rang, et ne pas avoir à supporter des grands dadais chevelus de 2 mètres devant moi. Je joue bien le coup, et arrive pile pour l’ouverture des portes. Problème, ces portes n’ouvriront qu’à 19h30, en retard. Le temps d’acheter un tshirt moche de Genghis Tron, et me voilà face au premier groupe Vengeance.
Vengeance à la poisse. Celle des grands jours. Celle qui te donne envie de balancer ton pied de micro sur le pif du mec du premier rang. Pas de bol, il fallait que ce soit moi. Bobo. Bref, le groupe parisien a du subir une accumulation de couilles techniques, ce qui ne les a pas empeché de jouer deux morceaux d’une très bonne teneur, entre grind et hardcore barré. A revoir.
Deuxième groupe, Behold… The Arctopus. Ces mecs sont des extraterrestres. C’est très simple. Pourtant, ils ne payent pas de mine, un guitariste d’un mètre vingt que tu pourrais faire envoler en lui pétant dessus, l’autre à la Warr Guitare, sa coiffure improbable et son jean moule kiki… Mais quand le batteur entre sur scène avec son t-shirt Coltrane style « on va jouer technique ce soir », tu arrêtes de te foutre de leur gueule, et tu pleures. Cette musique ne peut être humaine; d’une telle complexité, d’une telle rapidité, je crois que je ne retoucherai plus à un instrument de musique pour quelques années. Trash, prog et jazz puissance 1000, violent mais classe. C’est impressionnant à voir et à entendre, même si je décroche vers la fin, ces tappings et solos continus de folies rendant difficile le headbanging de veau dont je suis friand. Un concert bien cool, pour te faire comprendre que toi, pauvre minable, et ton lamentable niveau guitaristique n’arriveront jamais à une telle technicité.
Pause. Les trois de Genghis Tron installent leur matériel: beaucoup de claviers, un laptop et une guitare. Néons lumineux en arrière plan, changeant de couleurs au gré des variations rythmiques. Un « You don’t know how to play music » sort de la masse compacte du public, réponse directe « You dont know how to shut up »; attention, ça vanne sévère ce soir. Look 100% geek pour le trio, t-shirt Health pour le guitariste, Murder City Devils pour le chanteur, et celui ci a d’ailleurs l’air bien maussade du connard de base en entrant sur scène. A cause des problèmes techniques liés à son micro pendant la durée du show? Peut être bien. Bref. Le groupe entame son premier titre, et c’est déja la folie dans le public, bougeant au gré des rythmes programmés par le laptop. Je suis complètement à gauche de la scène, et je n’ai pas d’autres solutions que de m’appuyer sur le retour pour ne pas complètement me vautrer sur les 576 853 pédales d’Hamilton Jordan, le guitariste. Et si ça bouge bien, on le doit au groupe, envoyant son succulent et improbable mélange de grind, de metal et d’IDM, vraiment structuré au poil, évitant tous les pièges dans lesquels il aurait pû tomber. J’ai du mal à rentrer dedans, les morceaux choisi au début de set me semblant un peu trop linéaires, mais passés quelques titres, je me laisse prendre et profite de la ballade. Les titres sont alambiqués, rendant la musique de Genghis Tron imprévisible. Du vrai fun en barre, je prends un plaisir dingue. Mais le trio m’achèvera, suant comme un phoque, avec une superbe reprise de Big Black, « Bad Penny », transposée version digitale qui me laissera le loisir de gueuler les paroles vicieuses d’Albini à l’envie. Quelques excellents morceaux plus tard, et c’est déja la fin. Mais non, le public n’est pas d’accord. Il est là, notre héros, totalement bourré, sortant et se jetant tel un sauveur sur l’étui guitare de Jordan, pour l’empecher de ranger son instrument. Raté, il effectue un repli dans les loges. Deuxième solution, coincer le clavier Michael Sochynsky, l’empecher de passer pour l’obliger à rester sur cette scène et continuer à jouer. Mais le bougre à de la ressource, et se jette dans le public pour forcer le passage. Pas de rappel donc pour ce soir, dommage, parcque c’était bien bon.

Myspace: Genghis Tron

Myspace: Behold… The Arctopus

Myspace: Vengeance

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~ par Pacush Blues sur 12 novembre 2008.

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