Melvins + Big Business + Porn @ Elysée Montmartre, Paris, 11/09/08

Ce soir, c’est Melvins. Le groupe que je me devais de voir au moins une fois dans ma vie, tant j’ai pu prendre un pied fou sur les tubes de « Stoner Witch » ou ceux plus récent de « Senile Animal ». Mais aussi pour être confronté à la légende qui fait partie intégrante de ce groupe, c’est à dire un guitariste porteur d’un champignon atomique sur le crâne, un batteur en slip et une panacée de bassistes. Bref. Le line up, véritable réunion de potes, est complétée par Big Business et Porn.

Entrée dans la salle. Oscillations de feedbacks angoissantes, mais qui deviennent rapidement pète burnes au bout de 30 secondes. Le temps de déguster un sublime jambon-cornichons-beurre que le trio entrera en scène pour débuter un morceau qui aura pour base le bruit susnommée. Porn, c’est Tim Moss à la guitare, un gus à la machine que je ne connais pas et Dale Crover à la batterie, secondée vers la fin par Coady Willis. Porn, c’est du sludge bien lourd et poisseux, couplé à des feedbacks et autres drones si chères à nos amis japonais complètement dingues tels que Merzbow, KK Null ou Keiji Hanno. La sauce prend tout au long du set, particulièrement lorsque Willis vient épauler Crover dans un final toute en puissance et saturation. 25 minutes un peu courtes pour rentrer totalement dans leur set, mais tout de même fort appréciable.

« Chhht. Hello. We’re Big Business. We’re very happy to be here in Paris tonight » chuchote le bassiste, Jared Warren, pour introduire leur set. Le bougre à légèrement grossi, et s’est surtout fait couper les cheveux, ce qui lui donne une allure presque normale. Étonnant. Bref. Le duo rentre très vite dans le vif du sujet, avec un « Hands Up » imparable, tiré du dernier album. Big Business, en concert, c’est simple, c’est comme en studio. Pas révolutionnaire ou essentiel, mais sacrément jouissif. Ce soir, c’est joué à burnes, et même si la voix de Warren est un peu faiblarde, le son de basse assez conséquent permet de compenser. Crover et son double menton viendront seconder le duo à la guitare, cheveux dans le vent à l’appui, grâce à un ventilateur posé sur l’ampli derrière lui. Une vraie star. Willis, lui, s’impose simplement comme un putain de batteur, par son jeu fluide (attention, ne pas traduire par « en finesse », le bougre tabasse bien son kit, c’est pas un batteur de jazz) et puissant. Bien cool.

Longue attente. Les Melvins rentrent enfin en scène. Le duo Big Business complété par les deux ancêtres que commencent à être Dale Crover donc, mais aussi King Buzzo; respectivement batteur et guitariste de la formation. La légende (25 ans au compteur) est à moitié là. Pas de Dale Crover en slip, mais Buzzo, son champignon atomique, sa toge noire et sa guitare argentée est bien là. L’intérêt des Melvins réside aujourd’hui dans la double batterie tenue par le duo Crover-Willis. Durant tout le concert, ces types seront d’une synchronisation incroyable, époustouflante. Ils ont du en chier pour en arriver là. Les gras mollets de Crover font merveille sur la double pédale, pendant que Willis tabasse son kit, grimace à l’appui. Le duo insuffle un groove monstrueux de puissance et précision. Bien sûr, on ne peut pas oublier les deux autres membres. Buzz est déchaîné dans sa toge, rejetant une dose conséquente de sueur à chaque hochement de tête un peu trop franc. Warren, lui, reste dans son coin, serviette noué sur le crâne, mais assure. Pas d’éxperimentations débiles ce soir, c’est tube sur tube. Les morceaux d' »A Senile Animal » enchaîné sont d’un niveau orgasmique foutrement élevé. Ça commence à pogoter timidement dans le public. Les morceaux du dernier album prennent une autre tournure sur scène, plus agressive, plus dynamique, et je parierai également sur quelque chansons de « Lysol » jouée, étant donnée la lourdeur de certains morceaux. Le son est bon. Ce qui m’étonne, étant donné la piètre réputation de la salle. Avant de partir le quatuor nous offre un hymne américain revisité par la puissance des deux batteries, plus un morceau avorté, puis basta, fini, plus rien, pas de rappel. On peut considérer cela comme normal à propos de tels types.

Inutile de dire que j’ai pris un pied absolument dantesque ce soir là.

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~ par Pacush Blues sur 15 septembre 2008.

2 Réponses to “Melvins + Big Business + Porn @ Elysée Montmartre, Paris, 11/09/08”

  1. Bon petit concert, entre expérimental et gros rock bien gras, pogo sympa mais ambiance pas énorme non plus.

  2. Je trouve l’Elysée Montmartre parfaite pour un groupe comme les Melvins. Mon meilleur souvenir de concert, c’était BRMC à l’Elysée.

    raté les Melvins à l’Elysée mais vu ce soir en province, à Belfort. Je pourrais dire, au mot près, tout ce que tu as raconté. Le concert s’est déroulé très exactement de cette façon, et le public était ici aussi plutôt passif.

    Juste une chose en fait. Warren est allé dans le public, cotinuait de chanter, a soulevé un type a côté de moi s’est écroulé au milieu etc. C’était chouette.

    La petite ballade à la fin, qui s’achève brutalement, j’aimerais bien la retrouver. Une idée ?

    ++

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